Maisons de retraite dans les Pyrénées-Orientales : repères locaux pour une recherche sereine

25/02/2026

Le département des Pyrénées-Orientales propose une grande diversité de maisons de retraite, réparties entre espaces urbains et villages. À travers une exploration fondée sur la réalité locale, plusieurs repères se dessinent :
  • Les grandes villes comme Perpignan, Canet-en-Roussillon, ou Argelès-sur-Mer concentrent l’offre la plus large, avec des établissements publics, privés et associatifs.
  • Dans les petites communes, l’accès à une maison de retraite existe souvent, mais il s’appuie sur un tissu solidaire, parfois avec des structures à taille humaine.
  • Des annuaires officiels et ressources d’aide à la recherche sont disponibles, facilitant le repérage précis par commune.
  • Certains établissements s’attachent à préserver les racines locales et favorisent le lien avec l’environnement naturel du département.
  • Il existe plusieurs critères pour choisir l’implantation selon les besoins du senior et de sa famille : proximité géographique, type d’accompagnement, et ouverture sur l’extérieur.
Trouver une maison de retraite adaptée relève autant de l’accès pratique que du respect du parcours de chacun.

Le département compte 36 EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) pour environ 1400 communes et hameaux, auxquels s’ajoutent quelques résidences autonomie et unités plus spécialisées. La répartition reste inégale : la majorité des places d’hébergement est concentrée autour des grands pôles urbains (Source : data.gouv.fr).

Trois principales familles d’établissements coexistent :

  • EHPAD publics : dépendant principalement de la gestion communale ou hospitalière, souvent présents dans les communes de plus de 3 000 habitants.
  • EHPAD privés associatifs : ancrés dans des logiques de solidarité, parfois confessionnelles ou laïques, très actifs en zone rurale.
  • EHPAD privés commerciaux : plus présents dans les agglomérations, parfois intégrant des services premium.
Au-delà de ces catégories, chaque établissement conserve sa singularité : architecture paysagère, ouverture sur le tissu local, histoire de la maison…

Il convient de distinguer les communes où l’offre est la plus large, que ce soit en nombre de places ou en diversité des établissements. Perpignan occupe une place centrale. La ville et sa périphérie immédiate proposent le plus grand nombre de structures, de l’hôpital gériatrique Saint-Jean à des EHPAD mutualistes ou privés, en passant par les résidences autonomie comme Les Oliviers ou Saint-Jacques. L’accès y est facilité par les transports et la proximité des services de santé.

Sur la côte, Canet-en-Roussillon et Argelès-sur-Mer affichent une forte densité d’hébergement, associant structures publiques et privées. Ces établissements valorisent souvent le cadre méditerranéen, l’accès à la nature, et maintiennent un engagement envers la vie locale (marchés, animations culturelles).

Les communes du littoral sud (Saint-Cyprien, Banyuls, Collioure) hébergent aussi des établissements recherchés, en raison de la douceur du climat, de la qualité du cadre de vie et de la culture du bien-être, avec parfois une liste d’attente plus conséquente.

Dans ces localités urbaines et touristiques, on remarque :

  • Un éventail de formules d’accueil (court et long séjour, unités Alzheimer, accueil temporaire)
  • Des services d’accompagnement à la carte
  • Un accès facilité aux services hospitaliers, spécialistes et animations collectives

La campagne et la montagne du département offrent aussi des solutions pour les seniors désireux de rester ancrés dans leur environnement d’origine, ou souhaitant éviter l’agitation des grandes villes.

Des villages comme Prades, Thuir, Ille-sur-Têt, Céret, ou Sainte-Marie-la-Mer, disposent d’au moins un EHPAD local, souvent géré par l’hôpital, la mairie ou une association. La spécificité de ces maisons repose sur :

  • Des équipes stables, souvent issues du village ou environs
  • Une intégration marquée dans la vie locale (fêtes communales, partenariats intergénérationnels, accès facilité aux bénévoles et visiteurs familiaux)
  • Une architecture à taille humaine, propice à la création de liens et à la préservation de repères familiers
On note aussi une attention particulière au respect des traditions, parfois à la valorisation de la langue catalane et au maintien d’une alimentation ancrée dans le terroir local.

Cependant, ces établissements connaissent, comme ailleurs, des tensions de recrutement et parfois des délais d’attente, compte tenu du succès de la formule auprès des habitants du secteur.

La ressource la plus adaptée n’est pas toujours la plus proche de l’ancien domicile. Pour certains, rester dans leur commune reste prioritaire. D’autres privilégient la proximité avec la famille, le choix d’une unité Alzheimer, ou la qualité architecturale du lieu.

Il existe plusieurs solutions complémentaires :

  • L’accueil temporaire : parfois disponible uniquement dans les grandes villes, il permet de tester un établissement ou d’organiser un relais familial.
  • Les unités protégées (Alzheimer ou troubles apparentés) : elles sont surtout localisées en secteur urbain ou zones avec hôpital de proximité.
  • Les “Petites unités de vie” rurales : présentes dans certains villages, elles offrent un cadre familial pour une quinzaine de résidents, avec accompagnement renforcé.
  • Les résidences autonomie (ex-foyers logements) : moins médicalisées, elles jalonnent tout le territoire et offrent une solution souple pour les seniors encore autonomes.

Pour repérer facilement une maison de retraite précise, nous avons accès à plusieurs ressources institutionnelles et locales. L’État propose, via le site officiel pour-les-personnes-agees.gouv.fr, un annuaire régulièrement mis à jour listant les EHPAD et résidences autonomie par commune.

La plupart des conseils départementaux, dont celui des Pyrénées-Orientales, éditent eux aussi un annuaire papier et numérique, accessible par mairie ou sur pyrenees-orientales.fr. Les CCAS (Centres Communaux d’Action Sociale) disposent aussi d’un listing précis des structures accessibles localement. Enfin, les réseaux d’aidants locaux, associations de retraités, ou professionnels de santé (médecins, infirmiers, assistantes sociales) sont eux-mêmes bien informés des possibilités dans chaque commune.

Quelques communes et leurs principaux établissements
Commune Type d'établissements Nombre approximatif d’établissements
Perpignan EHPAD publics, privés, associatifs; résidences autonomie 12
Argelès-sur-Mer EHPAD publics et privés 3
Thuir EHPAD public communal 1
Prades EHPAD hospitalier 1
Céret EHPAD et résidence autonomie 2
Elne EHPAD public et privé 2
Saint-Laurent de la Salanque EHPAD public 1
Canet-en-Roussillon EHPAD public, privé & unité spécialisée 3

Ce tableau concentre quelques exemples. Chaque commune d’au moins 2 000 habitants du département propose au moins une structure d’accueil de long séjour, avec des spécificités propres.

Choisir une maison de retraite selon la commune suppose d’intégrer des critères dépassant la seule proximité géographique :

  • Continuité des liens familiaux : être proche des siens ou, au contraire, privilégier la tranquillité d’un territoire rural.
  • Accessibilité : transports publics ou facilité de déplacement pour les proches, notamment entre communes rurales et Perpignan.
  • Vivre son territoire : ouverture sur la culture locale, valorisation de la langue catalane, cuisine méditerranéenne, participation à la vie associative.
  • Ressources médicales et paramédicales locales : proximité d’un hôpital, présence d’un pôle de santé, compétences en gérontologie.
  • Délais d’attente : certains établissements des communes les plus demandées peuvent présenter des listes d’attente, d’où la nécessité d’anticiper la demande.

Il ne s'agit donc pas seulement de “placer” dans une maison de retraite, mais de soutenir un parcours de vie, aussi respectueux que possible de l’histoire de chacun et du rythme de chaque famille.

Prendre le temps d’anticiper la recherche et de rencontrer les équipes locales s’avère précieux. Plusieurs démarches facilitent l’orientation :

  • Rencontrer la direction ou l’équipe soignante lors de portes ouvertes ou de visites organisées
  • Demander conseil au médecin traitant, à l’assistante sociale ou à la mairie pour repérer les spécificités locales
  • Solliciter l’avis de familles ayant déjà effectué ce parcours
  • S’informer sur la possibilité d’un accueil temporaire ou d’un essai
  • Prendre le temps de questionner l’adéquation entre projet de vie du senior et projet d’établissement

S’orienter vers une maison de retraite dans les Pyrénées-Orientales, commune par commune, revient à poser un choix profondément ancré dans la réalité locale et humaine. Cette recherche mérite du temps, de la réflexion et un accompagnement respectueux de chacun. Le département, riche de son identité et de son offre plurielle, permet de ménager un équilibre entre proximité, qualité de vie et maintien des racines, au service des seniors et de leurs proches.

Pour aller plus loin, il reste essentiel de s’ouvrir à l’accompagnement proposé localement, de dialoguer avec les établissements et de puiser dans les ressources des réseaux de proximité, pour un vieillissement qui ne soit pas une rupture, mais la continuité d’un parcours de vie.

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